1998, une première mondiale
1999, seconde tentative
Une victoire inachevéeJournal de bordLa victoire est belle
" L’impossible recule devant celui qui avance "Ella Maillart
Pendant ces deux années de préparation, j’ai rêvé de ce moment, celui où je m’éloignerai lentement de la côte de Gran Canaria, pour contempler l’horizon qui se profile coup d’aviron après coup d’aviron, et me fondre petit à petit dans ce tableau océanique aux mille gammes de bleu, éveillant un plaisir sublime.
Certains considèrent cette traversée comme une histoire d’homme avant tout, de gros bras. Mes parents, mais aussi ceux aussi qui me connaissent, ont tout essayé - persuasion, dissuasion -  pour me prédire que ce rêve se transformerait en cauchemar, à la merci de la solitude, de la nuit, de ces 5500 kilomètres, des caprices de la mer et du vent. Mais alors que de l’extérieur tout semble fatiguant, inconfortable, dangereux, je n’ai qu’une réponse à leur faire : il faut aimer, aimer l’aventure, la mer et le dépassement de soi. Je ne veux pas me contenter d’exister, je veux vivre…
A 24 ans, entêtée, tenace et passionnée par l’océan, je n’ai écouté personne. Je voulais traverser l’Atlantique à la rame. Je voulais être la première femme à accomplir cet exploit. Et, le 10 mars 1998, à 9 heures GMT, j’ai pris le large.
Caractéristiques du bateau
Peggy Bouchet