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| | 1999, seconde tentative | |
| | 1998, une première mondiale | | Une victoire inachevée | | La victoire est belle | |
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| | | Une journée type | |
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| | Il est 7 heures, le premier réflexe à mon réveil est de regarder le cap du compas. J'éponge le hublot et la bulle qui ruissellent à cause de la condensation. Rapide coup d'il à travers la bulle pour vérifier le temps qu'il fait, l'état de la mer, la direction du vent et la tendance de la journée. Je sors immédiatement mon GPS afin de connaître ma position et d'en déduire le nombre de milles parcourus en 24 heures.
Ce matin, 42 milles (soit 80 kms). Mon premier coup de téléphone qui va conditionner mon humeur est destiné à mon routeur Pierre Lasnier. Il me donne les prévisions météo pour les prochaines heures et les jours à venir. Je prends ensuite un petit déjeuner énergétique à base de céréales, et fais un brin de toilette grâce aux lingettes. Je m'applique généreusement de l'écran total. Je rame rigoureusement :10 heures par jour avec une pause toutes les deux heures. La chaleur devient caniculaire à 12H, plus de 30° à l'ombre, mais dans le cockpit il n'y pas d'ombre!!! Dans la cabine, c'est le sauna : 35-40°. A l'heure où l'ensoleillement est le plus fort, j'en profite pour mettre en route le dessalanisateur et consulter les messages du standard C.
Je recharge les piles de mon lecteur CD. Ce dernier ne tourne pas moins de 13 à 15 heures par jour, la musique m'assure un bruit de fond, une certaine compagnie, je chante, les poissons sont mon public.
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| | Une nuit à bord | |
| | Je n'ai cessé d'être brassée d'un bord à l'autre, obligée de me caler avec des vêtements. Comme chaque nuit, je dois éponger le plafond de ma cabine toutes les heures à cause de la condensation. L'ambiance sonore est terrible. Les parois en contre-plaqué de 12 mm produisent l'effet d'une caisse de résonance. Depuis la tombée de la nuit le vent ne cesse de tourner. 4 heures du matin, le manque d'oxygène me réveille brutalement. Premier réflexe : le cap. Il est passé de 220 à 330. Pour la dixième fois depuis mon coucher, je dois une nouvelle fois monter sur le pont. Je suis furieuse, exténuée. D'un violent coup de pied je repousse mon sac de couchage dans la cabine. Le pourcentage d'humidité a atteint les 90%. En me déhanchant tant bien que mal dans cet espace exigu et remuant, je parviens à enfiler mon ciré et mon harnais.
Tant d'énergie déployée pour procéder aux réglages safran-dérive depuis le cockpit. J'ouvre le panneau de pont, une vague me surprend. Encore endormie par quelques minutes de sommeil volées, je titube, je m'agrippe aux mains courantes pour ne pas tomber à l'eau. La manuvre effectuée, je retourne dans ma cabine mouillant tout sur mon passage. Dans une heure le soleil se lève et ma journée aux avirons commencera.
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| | Suite... |
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