Le ballon-voile
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LA MACHINE
Le chien de mer (CDM) : Idée et conception de Didier Costes. Son principe est le même que celui de la dérive d’un voilier et peut s’utiliser pour un vol entre 50 et 200 m d’altitude au-dessus de la mer. Cette dérive construite en carbone est reliée par un câble à la structure du dirigeable et a une forme d’une aile courbe qui s’accroche dans l’eau.

L’équilibre en tangage est procuré par une poutre hors d’eau portant des palpeurs automatiques hydro-planants. L’équilibre en roulis et en cap est procuré par la tension du câble et la profondeur d’immersion régulée par la courbure de l’aile. Lorsque le ballon vole au moteur électrique, le chien de mer est relevé et le ballon est piloté aux gouvernes. Par vent fort, l’usage du CDM est rendu difficile et donc peu recommandé. En cas de problème majeur, le CDM peut être largué.
Autres équipements d’aide au vol
Le guide rope marine est un tuyau souple en toile étanche qui agit comme lest. Mis à l’eau pour le pilotage de nuit, en cas de vent nul, ou de défection du CDM, le guide rope marine se remplit et se vide automatiquement en fonction de l’allègement ou de la lourdeur du ballon.

La souris est une écope hydro-planante stabilisée utilisée pour la capture d’eau de mer du matin qui servira de lest pendant la journée. Elle est actionnée manuellement avec un winch.

L’ancre flottante, de type marine est maintenue par un câble en bout de nez du ballon. En cas de défection du CDM, couplée au guide rope, l’ancre flottante agira comme un mât laissant le ballon en girouette face au vent.
Les sources d’énergies
Les panneaux solaires représentent une surface totale de 20m2 environ pour 80kg et sont fixés sur l’extrados des gouvernes, à l’arrière du ballon. En secours, deux petits panneaux solaires équipent également la nacelle pour qu'en cas de largage pour que les pilotes devenus navigants gardent une autonomie électrique minimum à bord de leur nacelle/bateau dans l’attente de secours.

A partir des capteurs photovoltaïques souples, l’énergie  passe dans un boitier de régulation. Elle est, soit stockée dans les batteries du bord, soit directement utilisée pour le moteur propulsif principal (2kW) et les moteurs sustentateurs secondaires (1Kw), et par les autres équipement consommateurs d’électricité  que sont les feux de position, les feux de route de la nacelle, le feu de pont, le plafonnier couchette, le lecteur de carte, les ventilateurs des ballonnets, l’anémomètre de la girouette, l’éclairage du compas de route, la VHF en veille ou en émission, le GPS traceur, le transpondeur en mode C et l’ordinateur de bord.
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Peggy Bouchet